Atouts
04.07.2009news

AGROALIMENTAIRE

3ème secteur industriel
Plus de 100 établissements
Près de 3 000 emplois

L’agroalimentaire constitue à priori un secteur constitué de PME. Cependant c’est le Comptoir Européen de la confiserie Cadbury France, filiale du groupe Cadbury-Schewppes qui domine la filière en Loir-et-Cher, avec 362 salariés sur son site de Blois et qui occupe la première place française pour le chocolat. Le groupe a repris en 1988 la marque Poulain, fondée en 1848 par Victor-Auguste Poulain, confiseur à Blois. C’est grâce à son invention de la tablette de chocolat que la denrée, auparavant reconnue comme produit de santé et vendue sous forme de « boudin » dans les pharmacies, est devenue une confiserie accessible dans toutes les couches de la société. Sous son influence, le chocolat est devenu un produit industriel propulsé à l’aide de campagne massive de publicité. Par conséquent, la société Poulain restera également l’innovatrice du marketing en produits alimentaires.

Une grande diversification

L’industrie des viandes est la première industrie alimentaire régionale. Le département compte 13 établissements et 1 104 salariés dans ce secteur. La société Volabraye, (370 salariés) située à Savigny-sur-Braye, au nord de Vendôme, abat, découpe et conditionne des volailles, principalement des dindes. Cette forme de production, destinée aux grandes surfaces, est devenue un passage obligé pour la boucherie-volaille.

La demande des consommateurs en emballages individuels, lots, nouvelles préparations et formes de découpes diverses force les sociétés à innover en permanence afin de conserver leur part de marché et à en gagner de nouvelles. La charcuterie est, elle aussi, un domaine dans lequel le tranchage et l’emballage deviennent les clés de la compétitivité. Le fabricant blésois de jambon, Germanaud SA, l’a bien compris. Fournisseur principal des grandes surfaces en jambon sous vide en barquettes sous marque distributeur, il a mis en place une chaîne de conditionnement dans des conditions optimale d’hygiène. Il produit 7 000 tonnes de tranches par an dont le célèbre « Foué » de Paul Prédault.

La région centre est la 1ère région européenne productrice de céréales mais ses industries de transformation du grain sont relativement faibles. Cependant, un grand nombre de PME se distingue dans la 2ème transformation comme les biscuiteries et les pâtisseries. Les établissements Morina Patissier, n°1 français de la madeleine, existe depuis les années cinquante lorsque Jean-Claude Morina, artisan pâtissier à Contres a mis au point sa recette, fidèle à la tradition française. L’établissement, qui fabrique également les biscuits Bonne Maman, a été repris par le groupe Andros, et est toujours implanté sur le site d’origine (220 salariés). La Biscuiterie de Chambord, autrefois Palet Solognot, est dans la même démarche que Morina en ce qui concerne la réactualisation des recettes du terroir, cependant, sa communication originale en fait un produit quasiment touristique, le pâtissier utilise l’image des châteaux de la Loire comme signe de reconnaissance et son magasin, installé sur la route de Chambord, est une halte où les touristes viennent acheter des gourmandises comme souvenirs de leur visite dans la région.

L’industrie des fruits et légumes est principalement développée dans le département grâce aux entreprises de transformation telles que Gillet-Contres SA, n°1 français de la conserverie haute de gamme. Leurs bocaux d’asperges blanches de Sologne et de blancs de poireaux ont fait de cette société le fournisseur des épiceries de luxe (Fauchon, Hédiard…) et des grands restaurants. Pour répondre, à la forte demande de variété et de produits prêts à l’emploi, Gillet a mis sur le marché des barquettes de légumes sous vide micro-ondables, des produits sains et faciles à préparer pour les consommateurs comme pour les professionnels de la restauration. Les Conserves du Blaisois à Contres, connues pour leur marque d’Aucy, fabriquent leurs conserves à bases de légumes frais régionaux en saison. Leur production est particulièrement originale puisque leur site dispose de deux unités, une usine de conserves pour l’homme au printemps et en été, et une seconde, destinée à la fabrication d’aliments pour animaux en automne et en hiver. Ainsi, les 122 salariés de l’entreprise ne subissent pas les variations de production et bénéficient de postes permanents à plein temps. C’est également en Loir-et-Cher que 50 000 tonnes de croquettes pour chiens et chats sont produites par la Société Affinity La Chapelle-Vendômoise, n°1 européen pour l’alimentation sous forme sèche pour chiens et chats.

L’innovation

L’unité de recherche et de développement du groupe fromager Bel, l’inventeur de « La vache qui rie » est implantée à Vendôme. Elle comprend un effectif de 160 salariés, ingénieurs, techniciens et employés qui travaillent à la création de nouveaux produits laitiers et également à l’amélioration des formules existantes. De plus, l’unité réfléchit sur les besoins des marchés internationaux et s’adaptent aux recettes locales par des conditionnements particuliers où par des saveurs différentes selon les habitudes alimentaires des pays.

A l’inverse, Marco Polo Foods a importé en France les recettes des plats les plus classiques du japon : les sushis et les sashimis et est devenu le premier fabricant industriel européen de sushis! L’usine, installée à Contres, (120 salariés) a dû faire face à une logistique extrêmement pointue pour fournir à tous ses distributeurs un produit à base de poisson frais qui doit impérativement être consommé dans les 24 heures qui suivent sa préparation. Pour l’exportation, l’entreprise a développé un marché du surgelé et fournit également le français Picard.

La formation et la recherche

Le GIP Alfa Centre, organisme régional d’information en matière de formation professionnelle, d’orientation et de valorisation des compétences, a listé 36 centres de formations aux métiers de l’agroalimentaire. Elles couvrent un large panel des métiers (plus de 500) et les niveaux d’études vont du CAP au Master.

Seize structures de recherche publique et de transfert technologique en région centre ont été identifié par l’ARITT (Agence Régionale pour l’Innovation et le Transfert Technologique), dans les domaines agroalimentaires et agricoles et dont les compétences peuvent être utiles aux développements des industries alimentaires régionales.

L’agriculture biologique

Avec plus de 17 000 hectares de cultures biologiques c’est une progression de près de 40% des surfaces utilisées en bio qui a été réalisée ces dernières années. 522 établissements dont 356 producteurs et 166 transformateurs participent à l’expansion de ce marché porteur. Si la culture de céréales et d’oléo-protéagineux est la principale activité du secteur, une organisation commerciale des produits alimentaires bio s’est développée et a donné le jour en 1998 à l’association INTER BIO CENTRE qui rassemble tous les opérateurs de la région.